Le récit des droits des femmes en 2020 est porteur de beaucoup d’espoir et de possibilités.

8 mars 2020 RÉCENT


Two stylish black women in a car salon

Cette année, la Journée internationale de la femme, qui a pour thème « Je suis l’égalité des générations », est célébrée : Réaliser les droits des femmes », coïncide avec le 110e anniversaire de la célébration.

L’occasion est monumentale, et à dix ans de la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies, de tels moments marquants seront évoqués, documentés dans les médias et lus par de nombreuses personnes.

Ces dates sont importantes, bien sûr, mais il y a un soupçon de vœu pieux que les événements en eux-mêmes puissent déclencher un changement puissant, et une simplicité qui ne tient pas compte de l’existence plus complexe et insidieuse d’une inégalité systématique.

C’est le problème de ces occasions favorisées par ceux qui y ont accès – elles créent un obstacle à la compréhension pour ceux qui ne sont même pas conscients qu’elles se produisent. Elles ne font pas partie de la vie quotidienne des personnes les plus activement touchées.

Les femmes privées d’éducation, par exemple, ne comprendront pas ce que signifie pour elles une législation spécifique. Et les femmes qui ont le privilège de participer à de telles occasions sont susceptibles d’avoir un niveau d’émancipation reconnaissable par rapport à des formes explicites d’oppression.

Les personnalités politiques ayant une plate-forme sans équivoque pour promouvoir l’égalité deviennent de plus en plus visibles. De l’Allemande Angela Merkl à la Néo-Zélandaise Jacinda Arden, les porteurs de flambeau abondent. Mais si 2020 pourrait être une année charnière pour l’égalité des sexes, les efforts nécessaires pour atteindre notre objectif doivent être délibérés et de grande envergure. Le simple fait que ces événements se produisent n’aura aucun résultat mesurable.

Les SDG servant de modèle pour les efforts mondiaux visant à éliminer la pauvreté et les inégalités d’ici 2030, les dix années dont nous disposons pour y parvenir sont à peine suffisantes. Plus de la moitié des 129 pays mesurés dans l’indice de genre des SDG 2019 ont obtenu un mauvais score sur la SDG 5, qui appelle à l’égalité internationale des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes. Comme le souligne l’ONU : « Le consensus mondial qui se dessine est que, malgré certains progrès, les changements réels ont été extrêmement lents pour la majorité des femmes et des filles dans le monde ».

IPS2020


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