Les démissions silencieuses. L’effet A en parle.

Handsome businessman leaving office

Il y a quelque chose dans l’air. Beyoncé veut qu’on quitte nos emplois et qu’on bâtisse nos propres fondations. Tout le monde parle de «démission silencieuse» sur les médias sociaux. Partout, l’engagement et la productivité des employés sont en baisse. Combien de personnes connaissez-vous qui sont en burnout ou qui cherchent un nouvel emploi?

Le journal The Atlantic décrit avec justesse notre situation actuelle comme la collision des pressions liées à l’atteinte d’une sécurité financière, à l’atteinte d’un équilibre entre le travail et la vie personnelle, à l’anxiété liée au statut social, à la culpabilité liée à cette anxiété, à l’envie d’obtenir une promotion, à l’envie de démissionner et à l’envie de s’enfermer dans un caisson de privation sensorielle. Même la ponctuation de cette phrase illustre les tensions que nous ressentons tous en ce moment!

La pénurie de main-d’œuvre, la gestion du télétravail et l’instauration d’une culture d’entreprise en mode hybride suscitent également des inquiétudes chez les employeurs. Si travailler pour une même entreprise pendant des décennies était autrefois considéré comme un accomplissement, les professionnel.le.s d’aujourd’hui souhaitent acquérir une vaste gamme de compétences, gagner plus d’argent et avoir leur mot à dire sur l’évolution et la progression de leur carrière. Changer d’emploi ouvre parfois la voie à ces aspirations.

Mais avant de tout abandonner pour exploiter un stand d’empanadas à Hawaï, vous devez déterminer si changer d’emploi servira vraiment vos objectifs professionnels. La première étape consiste à comprendre que la frustration que vous ressentez est réelle – et vous n’êtes pas seule.

Une étude récente révèle que 70 % des travailleur.se.s canadien.ne.s et américain.e.s sont activement à la recherche d’un nouvel emploi. Ce chiffre élevé s’explique par le manque de clarté des attentes, le manque d’occasions d’apprentissage et de perfectionnement, le manque de reconnaissance et le manque d’engagement à l’égard de la mission ou de l’objectif de l’organisation. Mais ce qu’elle semble en fait indiquer, c’est un manque de leadership. La question qui se pose alors est la suivante: comment faire comprendre aux dirigeant.e.s les enjeux réels afin qu’ils.elles puissent prendre action? 

Si le leadership est au cœur du problème, alors un changement d’emploi ne mènera qu’à une autre impasse. L’herbe sera peut-être plus verte pendant quelques mois, mais est-ce que le scénario se répétera? Si vous pensez à changer d’emploi, il existe une solution simple qui vous confortera dans votre décision de rester ou vous permettra de vivre une meilleure expérience dans votre nouveau poste : la communication!

Avez-vous discuté avec votre gestionnaire récemment? Plus que quelques minutes? À quand remonte votre dernière rencontre individuelle où vous avez parlé de vos objectifs, vos attentes et vos préoccupations? La dernière fois que vous avez rencontré un obstacle, avez-vous demandé à votre gestionnaire de vous aider ou de vous suggérer une autre façon de faire?

Bien entendu, on ne cherche pas à imputer toute la responsabilité de la communication aux employé.e.s, mais vous devez défendre vos intérêts! Si votre employeur ne fait rien, vous aurez la confirmation qu’il faut à ce moment vous pourrez reprendre vos démarches de recherche d’emploi. Mais il y a de grande chance qu’il réagira positivement et prendra des mesures pour vous soutenir. Vous serez probablement dans une meilleure position que vous ne le pensiez au départ.

Et si vous gérez des « démissionnaires silencieux », des conversations avec votre équipe peuvent contribuer à réduire le désengagement et l’épuisement professionnel. En fait, selon Gallup, la meilleure habitude à adopter par les gestionnaires est d’avoir une conversation sérieuse de 15 à 30 minutes avec chaque membre de l’équipe, et ce, chaque semaine. En tant que gestionnaire, vous devez également montrer aux employé.e.s comment leur travail contribue aux objectifs et aux valeurs de votre entreprise. Lorsque les gens se sentent vus et entendus, ils sont plus portés à soutenir leur organisation et à en être fiers. Voilà une chose que vous pouvez faire et pas besoin d’être dans la même pièce.

Notre bien-être et notre développement individuel dépendent largement de la façon dont on comprend nos besoins, de la façon dont on les communique et de la façon dont les organisations y répondent. Au lieu de vous complaire dans votre frustration, passez à l’action! Discutez avec votre gestionnaire et vérifiez si vous êtes au bon endroit à ce stade de votre carrière. C’est ce que Beyoncé ferait!

L’équipe de L’effet A

Je trouvais intéressant de vous partager cet édito de l’effet A qui décrit effectivement ce qui se passe de nos jours.

Voici le lien vers le site de Effet A: https://effet-a.com

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